Testé pour vrai, 24 septembre 2026

Bowhead Reach : OK... là, on fait du vrai mountain bike

Bowhead Reach : OK... là, on fait du vrai mountain bike

ProduitBowhead Reach
Versions testéesReach, essayé avec la Fondation des sports adaptés du Québec
Poids93 lb (annoncé par Bowhead)
Prix indicatifÀ partir d'environ 16 000 $ US, selon la configuration
VerdictOui. Ça m'a donné envie d'en faire plus.

Il y a une différence entre faire une activité adaptée…

et avoir vraiment l’impression de pratiquer le sport.

Avec le Bowhead Reach, j’ai eu ce feeling-là.

Le casque attaché. Les bénévoles prêts à partir. La forêt devant moi. Une trail qui monte, qui tourne, qui descend.

Et là, je me suis dit :

OK. Là, on niaise plus.

On fait du vrai mountain bike.

J’ai eu la chance d’essayer le Bowhead Reach avec la Fondation des sports adaptés du Québec, notamment à Bromont et aux Sentiers du Moulin.

Et je ne parle pas ici d’une petite balade tranquille dans un sentier large et bien droit.

J’ai roulé dans toutes sortes de trails. Des montées. Des descentes. Des racines. Des courbes. Du terrain technique.

Même du losange noir.

Et honnêtement?

C’est là que ça devient vraiment intéressant.


Mais attends… c’est quoi, exactement, ce gros trip à trois roues?

Le Bowhead Reach est un vélo de montagne adapté électrique conçu pour rouler hors route.

Deux roues en avant. Une roue en arrière. Une suspension complète. Un système d’articulation à l’avant.

Et surtout, une machine qui est conçue pour être adaptée au rider.

Bowhead présente actuellement le Reach comme un vélo électrique tout-terrain à suspension intégrale, avec son système d’articulation FLOW Front End, pensé pour améliorer la stabilité, la maniabilité et la réponse du vélo sur différents terrains.

Sur papier, c’est déjà intéressant.

Mais moi, ce qui m’intéresse, c’est ce qui se passe quand tu embarques dessus.

Parce qu’une fois dans la forêt, avec la montagne devant toi et les autres riders autour, les chiffres deviennent vite secondaires.

Tu veux juste partir.


La première sortie : ton cerveau travaille en maudit

Je ne vais pas vous mentir.

Au début, il faut comprendre la machine.

Ce n’est pas juste :

embarque → tourne le guidon → go.

Tu dois apprendre comment le vélo réagit.

Comment prendre une courbe.

Comment gérer ton poids.

Comment choisir ta ligne.

Comment anticiper le terrain.

Et surtout, comment tu veux utiliser les différents réglages disponibles.

Mais une fois que ton cerveau commence à comprendre?

Là…

ça devient vraiment le fun.


Bloqué ou débloqué?

C'est probablement une des choses que j'ai le plus aimées.

Le Reach peut être utilisé avec différentes configurations d’articulation qui changent réellement la sensation de conduite.

Dans mon cas, j’ai particulièrement senti la différence entre le mode bloqué et le mode débloqué.

Bloqué

Pour moi, c’était le mode rassurant.

Plus stable. Plus prévisible.

Quand tu apprends à connaître le vélo, ça donne confiance.

Tu comprends comment il réagit sans avoir l’impression que la machine va constamment te surprendre.

Pour commencer?

J’ai aimé ça.

Débloqué

Et là…

OK.

On change complètement de feeling.

Le vélo devient beaucoup plus maniable.

Les courbes deviennent plus intéressantes.

Tu peux vraiment jouer plus avec la machine.

Mais dans mon cas, j’ai aussi trouvé que ça demandait plus de contrôle au niveau du bassin.

Je sentais plus le poids du vélo dans mon bassin et je devais être plus consciente de ma position.

C’est donc une sensation très différente.

Plus libre.

Plus joueuse.

Mais aussi plus exigeante.

Et personnellement, c’est probablement là que j’ai commencé à retrouver le vrai feeling de conduite.


Et là, j’ai eu un drôle de feeling…

Parce que j’ai déjà connu cette sensation.

Bien avant le fauteuil.

Avant tout ça.

Je faisais du motocross.

Et le motocross, ce n’était pas juste monter sur une machine et avancer.

C’était sentir la machine.

Choisir sa ligne.

Gérer sa vitesse.

Anticiper le terrain.

Prendre une courbe.

Se faire surprendre.

Corriger.

Et surtout…

se dépasser.

Quand j’ai commencé à pousser un peu plus le Reach dans les sentiers, j’ai retrouvé quelque chose de cette sensation-là.

Pas exactement la même.

Évidemment.

Mais ce petit mélange de concentration, de contrôle et d’adrénaline.

Le genre de feeling où ton cerveau est complètement dans le moment présent.

Tu ne penses plus à mille affaires.

Tu penses à la prochaine courbe.

À la prochaine montée.

À la ligne que tu veux prendre.

Et ça…

ça m’avait manqué.


Et les courbes… oh oui.

C’est probablement une des choses qui m’a le plus surprise.

Parce qu’une trail de mountain bike, ce n’est pas juste avancer.

C’est constamment lire le terrain.

Regarder devant.

Anticiper.

Choisir.

Réagir.

Et recommencer.

Avec le Reach, je pouvais vraiment commencer à jouer avec ça.

Trouver ma ligne.

Prendre une courbe.

Corriger.

Essayer de passer un peu mieux la prochaine fois.

Et tranquillement, tu oublies presque que tu es en train de tester un équipement adapté.

Tu es juste…

en train de rider.

Et c’est là que j’aime le plus être.

Dans la nature.

Dans la montagne.

Avec la forêt autour de moi, les autres riders pas trop loin et cette impression de pouvoir simplement partir devant.

Cette sensation de liberté-là, elle est difficile à expliquer.


Le Québec m’a donné du fil à retordre

J’ai roulé à Bromont et aux Sentiers du Moulin.

Et honnêtement, les trails québécoises peuvent être assez techniques.

Des racines.

Des changements de terrain.

Des courbes.

Des montées.

Des descentes.

De la roche.

Et parfois cette petite section devant toi où tu te demandes :

« Bon… est-ce que je passe là? »

😂

Et c’est justement ce que j’aime.

Parce que le défi devient une partie de l’expérience.

La montagne aussi.

Tu peux arrêter quelques secondes, regarder autour de toi, respirer, puis repartir.

Et quand tu roules avec d’autres riders, ça ajoute quelque chose.

On se suit.

On s’attend.

On s’encourage.

On se retrouve en bas.

On rit.

Et finalement, ce n’est pas seulement une ride.

C’est un moment partagé.

La FSA offre actuellement du vélo de montagne adapté à Bromont et aux Sentiers du Moulin, avec des bénévoles formés pour accompagner les participants.

Et je dois vraiment parler des bénévoles.

Ils sont en or.

Parce qu’avoir une bonne machine, c’est une chose.

Avoir des gens qui savent comment t’accompagner, qui comprennent le terrain et qui veulent vraiment que tu profites de l’expérience?

Ça change tout.


Le meilleur feeling : me dépasser

C’est probablement ce qui reste le plus avec moi après cette expérience.

Je ne veux pas seulement que l’équipement me permette de participer.

Je veux qu’il me donne envie de me dépasser.

De faire une piste que je pensais trop difficile.

De prendre une courbe avec un peu plus de confiance.

D’essayer un terrain différent.

De progresser.

Et oui…

de ressentir cette petite dose d’adrénaline.

Parce qu’après toutes ces années, retrouver un peu ce feeling que j’avais en motocross…

ça fait quelque chose.

Ce n’est pas seulement une question de sport.

C’est retrouver une partie de moi que je pensais peut-être avoir laissée derrière.

Et maudit que c’est le fun de la retrouver.


Est-ce que c’est lourd?

Oui.

Et je pense que c’est important de le dire.

Le Reach actuel est annoncé à 93 lb par Bowhead.

Ce n’est donc pas le genre de vélo que tu mets sous ton bras pour monter trois marches.

Il faut penser au transport.

Au chargement.

Au rangement.

À la façon dont tu vas l’amener sur place.

Mais une fois sur le terrain?

C’est là que le poids prend une autre dimension.

Parce que tu n’es plus en train de déplacer 93 lb.

Tu es en train de rider.

Et ça, c’est une différence assez importante.


Est-ce que le Reach est pour tout le monde?

Pas nécessairement.

Et c’est justement pour ça que j’aime tester des produits plutôt que simplement dire :

« Achetez ça! »

La bonne question est plutôt :

Est-ce que cette machine correspond à ta façon de rider?

Ton niveau de contrôle.

Ton bassin.

Ton équilibre.

Tes objectifs.

Le type de sentiers que tu veux faire.

La façon dont tu veux transporter la machine.

Et ton niveau d’expérience.

Bowhead offre différentes possibilités de personnalisation du Reach, notamment pour les commandes, la configuration du cockpit et certaines adaptations destinées aux différents besoins des riders.

Donc avant de penser :

« C’est le vélo qu’il me faut. »

Je penserais plutôt :

« Est-ce que c’est le vélo qui correspond à MOI? »

Et ça, c’est une discussion à avoir avec Bowhead et les programmes qui permettent de l’essayer.


Quelques chiffres pour les nerds du vélo 🤓

Parce que oui…

À un moment donné, on veut savoir ce qu’il y a sous le capot.

BOWHEAD REACH

Type : vélo de montagne adapté électrique tout-terrain Configuration : 2 roues avant + 1 roue arrière Suspension : suspension complète Moteur : 3000 W Poids annoncé : 93 lb Batterie standard : 20,5 Ah Batterie optionnelle : 25 Ah Autonomie annoncée : environ 35 miles avec 20,5 Ah et jusqu’à environ 45 miles avec 25 Ah, selon Bowhead Vitesse maximale annoncée : environ 20 mph sur surface plane Cadre : acier inoxydable, option titane Freins : Magura MT5, avec option MT7 Articulation : Bowhead FLOW Harnais : Ride Engine Carbon Elite

Les chiffres d’autonomie et de vitesse sont des estimations du fabricant et peuvent varier selon le terrain, le poids du rider, la configuration et la façon de rouler.


Où peut-on l’essayer?

Au Québec, la Fondation des sports adaptés est une porte d’entrée intéressante pour découvrir le vélo de montagne adapté à Bromont ou aux Sentiers du Moulin.

À noter cependant : la flotte de Bromont a évolué. En 2026, la FSA a annoncé l’arrivée d’un Bowhead RX, qui vient compléter les vélos déjà disponibles. Mon expérience racontée ici demeure spécifiquement une expérience avec le Bowhead Reach.

Au Canada, CRIS Adaptive Rentals en Colombie-Britannique offre actuellement un Bowhead Reach en location, avec orientation obligatoire et certaines conditions d’expérience ou de formation.

Aux États-Unis, Teton Adaptive, au Wyoming, a également des Bowhead Reach dans sa flotte et offre des démonstrations de vélos de montagne adaptés après une séance d’ajustement.

Et ça, j’aime ça.

Parce qu’un produit comme celui-là, idéalement…

il faut l’essayer.

Pas juste le regarder sur Instagram.


Mon verdict?

Je ne vais pas vous dire :

« C’est parfait. Achetez-le. »

Ce serait trop facile.

Je vais plutôt vous dire ce que j’ai vécu.

J’ai embarqué sur ce vélo.

J’ai appris à le comprendre.

J’ai roulé dans des trails techniques.

J’ai pris des courbes.

J’ai poussé un peu plus.

J’ai eu quelques moments où je me suis dit :

« OK… là, ça commence à être sérieux. »

Et surtout…

j’ai retrouvé quelque chose.

Une petite partie du feeling que j’avais en motocross.

Cette concentration.

Cette envie d’aller voir ce qu’il y a après la prochaine courbe.

Cette petite adrénaline.

Cette envie de me dépasser.

Mais aussi ce plaisir tellement simple d’être dehors.

D’être dans la montagne.

De sentir que je fais partie du groupe.

De rider avec des amis.

Et éventuellement de terminer la journée autour d’une bière en reparlant de la trail.

Parce que ça aussi, ça fait partie de l’aventure.

Et ça, pour moi, vaut beaucoup plus qu’une simple fiche technique.

Parce que je ne veux pas seulement que l’équipement me permette de participer.

Je veux qu’il me donne envie d’aller plus loin.

Je veux regarder une trail et penser :

« Hmm… je pense que je pourrais passer là. »

😂

Et peut-être que c’est ça, finalement, le vrai test.

Pas seulement :

Est-ce que je peux le faire?

Mais :

Est-ce que ça me donne envie d’en faire plus?

Avec le Bowhead Reach…

oui.


TESTÉ POUR VRAI

Pas juste essayé. Pas juste photographié. Pas juste recommandé parce qu’une marque m’a envoyé quelque chose.

Vraiment roulé. Vraiment vécu. Et surtout… vraiment eu envie de recommencer.

Parce que parfois, le meilleur équipement adapté n’est pas celui qui nous rappelle ce qu’on ne peut plus faire.

C’est celui qui nous fait penser :

« Qu’est-ce que je peux essayer maintenant? »

Et pour moi, le Bowhead Reach a clairement réveillé ça.

Cette envie d’aller plus loin.

De prendre une autre piste.

De repousser encore un peu la limite.

De retrouver cette liberté-là.

De rider avec les autres.

De profiter de la montagne.

Et peut-être…

de retrouver cette fille qui aimait partir en motocross, ouvrir les gaz et se demander jusqu’où elle pouvait aller.

Elle est peut-être encore là.

Et maudit que c’est le fun de la retrouver.

TESTÉ POUR VRAI.

Ollie Adaptive Adventure

En images

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En vidéo

Transparence : test réalisé en conditions réelles. Pas juste essayé, pas juste photographié, pas recommandé parce qu'une marque me l'a envoyé.

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